Nouveau poème pour fêter ça!
Petite
Elle a dit petite
Elle a demandé
Trop peut-être
Elle voulait savoir
Trop petite
Pour être exaucée
La tête folle
Malade déjà
Trop tôt déflorée
Avaler
Le morceau
Avaler
Et voler en poussière
Personne ne dit rien
Personne ne comprend
La misère est aveugle
Quand elle transperce une enfant
Elle dit petite
Elle demande
Elle porte de ces larmes vides
Qui s'écoulent en décalé
Des larmes de petite
Qui coulent sous les pieds
Marjorie Tixier, in Corona de cristal, mars 2018
Photo: peinture de rue, Corse
dimanche 4 mars 2018
Concours terminé
Fin du concours pour Un Matin ordinaire!
Merci à celles et ceux qui l'ont lu et encouragé ces derniers mois... je vous donnerai des nouvelles...
jeudi 1 mars 2018
Gardons espoir!
Mes concurrents prennent des coeurs à gogo! Je crois que c'est mal parti pour Un Matin ordinaire!
Mais on ne sait jamais...
Bonne lecture avant le clap final!
http://bit.ly/2zdfqb1
Mais on ne sait jamais...
Bonne lecture avant le clap final!
http://bit.ly/2zdfqb1
mercredi 28 février 2018
Encore 2 jours!
Encore 2 jours pour lire Un Matin ordinaire et le soutenir pour le concours...
ensuite, mystère!
Un extrait pour vous donner envie d'en lire davantage sur Librinova:
http://bit.ly/2zdfqb1
Même avec ma ligne téléphonique coupée, j'espérais encore qu'il appelle. Il connaissait le numéro de ma mère. J'en rêvais la nuit. Je rêvais que tout était comme avant, je préparais l'omelette aux champignons, il rentrait, m'embrassait, on discutait, on parlait des enfants. Et puis je me réveillais, en sursaut, retour violent à la réalité, des questions plein la tête.
Personne à côté de moi pour me rassurer.
J'aurais voulu tirer un trait clair et définitif. J'aurais voulu y parvenir mais je ne crois pas que cela soit possible. Maman me dit que les certitudes s'effritent au fil de la vie.
On change, on évolue et on oublie petit à petit, lentement, forcément, c'est comme ça.
J'ai beau me dire aujourd'hui, bien des semaines après, que mon mari est un monstre, il me manque quand même et reste le père de mes enfants.
J'ai beau me dire que je l'ai trahi à ma façon, je reste persuadée qu'il comprendrait et me pardonnerait s'il revenait.
J'aurais pu inventer une belle histoire pour mes petits et moi aussi, nous bercer d'illusions, inventer une mort noble et héroïque pour sublimer l'absence et effacer le crime.
Je n'ai pas pu.
Alors on parle avec les enfants, on parle de papa qui n'est plus là et ne reviendra pas. Et on avance, tous les trois, main dans la main, un jour après l'autre, avec mamie pour soutien.
© Marjorie Tixier, Un Matin ordinaire, Cathy.
ensuite, mystère!
Un extrait pour vous donner envie d'en lire davantage sur Librinova:
http://bit.ly/2zdfqb1
Même avec ma ligne téléphonique coupée, j'espérais encore qu'il appelle. Il connaissait le numéro de ma mère. J'en rêvais la nuit. Je rêvais que tout était comme avant, je préparais l'omelette aux champignons, il rentrait, m'embrassait, on discutait, on parlait des enfants. Et puis je me réveillais, en sursaut, retour violent à la réalité, des questions plein la tête.
Personne à côté de moi pour me rassurer.
J'aurais voulu tirer un trait clair et définitif. J'aurais voulu y parvenir mais je ne crois pas que cela soit possible. Maman me dit que les certitudes s'effritent au fil de la vie.
On change, on évolue et on oublie petit à petit, lentement, forcément, c'est comme ça.
J'ai beau me dire aujourd'hui, bien des semaines après, que mon mari est un monstre, il me manque quand même et reste le père de mes enfants.
J'ai beau me dire que je l'ai trahi à ma façon, je reste persuadée qu'il comprendrait et me pardonnerait s'il revenait.
J'aurais pu inventer une belle histoire pour mes petits et moi aussi, nous bercer d'illusions, inventer une mort noble et héroïque pour sublimer l'absence et effacer le crime.
Je n'ai pas pu.
Alors on parle avec les enfants, on parle de papa qui n'est plus là et ne reviendra pas. Et on avance, tous les trois, main dans la main, un jour après l'autre, avec mamie pour soutien.
© Marjorie Tixier, Un Matin ordinaire, Cathy.
lundi 26 février 2018
Dernière ligne droite pour le concours: plus que 4 jours!
Votre voix peut tout changer !
Lisez, aimez, faites vivre Un Matin ordinaire... plus que 4 jours avant la fin du concours!
C'est ici:
dimanche 25 février 2018
Poésie vivante
Pour la première fois, ma poésie (Ile des offrandes) choisie et lue par Colette Daviles-Estinès.
Prenez quelques minutes pour découvrir un florilège d'extraits de poèmes d'aujourd'hui lus sur une très belle musique de Benoît Berrou, en cliquant sur ce lien:
Colette Daviles-Estinès est l'auteure du recueil Allant vers et autres escales, publié aux éditions de l'Aigrette.
Prenez quelques minutes pour découvrir un florilège d'extraits de poèmes d'aujourd'hui lus sur une très belle musique de Benoît Berrou, en cliquant sur ce lien:
J'espère que cette vidéo vous donnera des idées de lecture! Bonne écoute!
Colette Daviles-Estinès est l'auteure du recueil Allant vers et autres escales, publié aux éditions de l'Aigrette.
jeudi 15 février 2018
Envie d'ailleurs?
La nouvelle anthologie de la Maison de la poésie de la Drôme est arrivée!
À l'intérieur, vous trouverez l'un de mes poèmes intitulé "Lever les yeux"
qui se mêle à d'autres poèmes à découvrir pour vous évader et goûter la poésie qui s'écrit aujourd'hui.
La superbe illustration de couverture est de Marcelle Torn.
Vous pouvez vous procurer ce recueil en téléchargeant le bon de commande que vous trouverez en suivant ce lien:
et en cliquant sur la petite icône PDF
Bravo aux Editions de l'Aigrette pour ce nouveau recueil!
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